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03.04.2026

Les élections municipales : et si la personnalité des candidats était le facteur décisif ?

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Progression de l’implantation territorial du Rassemblement national, irruption de La France insoumise dans la vie municipale, enracinement voire renforcement de LR dans les villes sauf dans les métropoles et les grandes agglomérations où le PS résiste bien, recul des Ecologistes :  depuis dimanche soir, les politologues multiplient les analyses des résultats des élections municipales. Pourtant à chacun de ces constats incontestables, il peut être opposé des exemples contraires, preuve que les tendances globales ne suffisent pas à expliquer les résultats au cas par cas. Ce que révèlent ceux-ci, c’est le poids des personnes, au point qu’on peut se demander si le facteur décisif, celui qui fait en réalité la différence, n’est pas la personnalité du candidat maire. Les exemples et les formes de cette influence sont multiples.

Le bon profil

Si les verts ont perdu la plupart des villes gagnées en 2020 et la métropole de Lyon, ils se sont maintenus au niveau municipal car leur adversaire Jean-Michel Aulas, bien que localement très connu et respecté en tant qu’ancien président de l’OL et entrepreneur, n’a pas réussi à endosser la posture d’un candidat aux municipales, à créer une dynamique de campagne et a en outre multiplié les erreurs de communication, sur les réseaux sociaux comme dans la conduite de sa campagne. A Paris, la personnalité très clivante de Rachida Dati explique son échec : elle l’a empêchée de bénéficier de l’ensemble des reports de voix dont elle aurait dû bénéficier au vu des tendances politiques du 1er tour. Dans le même temps, et par contraste, Emmanuel Grégoire, moins connu, plus lisse et consensuel, a pu attirer une partie des électeurs de Pierre-Yves Bournazel et des abstentionnistes.

La prime aux sortants

C’est un phénomène connu : pour les élections municipales, le plus difficile est de se faire élire pour un premier mandat. Les réélections sont plus faciles pour ne pas dire la règle. Ce n’est pas récent : J Chaban-Delmas a été maire de Bordeaux pendant 47 ans et le mandat de Gaston Defferre à Marseille 33 ans. En 2026, André Santini maire d’Issy-les-Moulineaux sans interruption depuis 1983 en est l’exemple le plus évident. Hospitalisé, il n’a pas pu faire campagne, ce qui ne l’a pas empêché d’être largement réélu pour un huitième mandat. Dans le même temps, à Toulouse, la fusion des listes LFI et socialistes, en principe majoritaire au vu des résultats du premier tour, a buté sur le maire sortant Jean-Luc Moudenc élu depuis 2014, après avoir été maire entre 2004 et 2008, dont le nombre de suffrages a très largement progressé entre les deux tours. Pour sa part, Johanna Rolland a été réélue à Nantes après avoir fusionné avec la liste LFI, mais à Rennes, Nathalie Appéré également membre du PS l’a emporté bien qu’ayant refusé la fusion. Ces élus ont su acquérir un ancrage qui déplace leur image de la politique vers un registre plus local, celui de la gestion, de la continuité, de la proximité. Encore faut-il qu’ils sachent, au fil des mandats, garder leur « désirabilité électorale » locale. Et c’est pour ne pas y être parvenu que le maire de Clermont-Ferrand a perdu une municipalité détenue par la gauche sans discontinuer depuis 1945. Et à Lievin, c’est à 100 ans de socialisme municipal que les électeurs ont mis un terme dimanche dernier. Quant à André Laignel, élu pour la première fois à Issoudun en 1977 lors de la vague rose, il n’a pas su passer le cap du 9ème mandat.

Des municipales à la présidentielle

Ces constats sont d’autant plus intéressants que l’élection municipale est celle qui paradoxalement ressemble le plus à l’élection présidentielle. A l’inverse des législatives et a fortiori des européennes où les tendances politiques l’emportent très largement sur la personnalité des candidats, les municipales sont largement, on l’a vu, une question de choix de personnes. Les municipales, c’est la rencontre d’une personne et de son équipe avec un territoire autour d’un projet local. C’est ce qu’a brillamment réussi Catherine Trautmann à Strasbourg, 25 ans après la fin de son 2ème mandat. La présidentielle, c’est la rencontre d’une femme ou d’un homme avec le pays autour de l’évolution du récit national. La clé du succès c’est la capacité à dépasser son socle de base et à rassembler au-delà de ses limites. Pour les hommes politiques et leurs communicants, la question devient alors comment incarner sans enfermer, comment exister sans polariser à l’excès, comment transformer une identité politique en levier d’adhésion plutôt qu’en facteur de rejet. Prochaine réponse en mai 2027.

Eric GIUILY

Président de CLAI

Matthieu MEUNIER

Directeur de clientèle

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